Amélioration de l’efficacité des options de revenu de retraite pour les Canadiens plus âgés


Date de parution : 09/27/2018
Personne(s)-ressource(s) : Ronald Sanderson

Le financement de la retraite est source d’incertitude financière pour les Canadiens. Les tables actuarielles présentent les durées de vie prévues, mais en réalité peu de Canadiens décèdent au moment prévu par ces tables. Cette incertitude génère un risque important, et bon nombre d’aînés réagissent en réduisant les dépenses de première nécessité de peur d’épuiser leurs économies à la retraite. Les aînés canadiens ont besoin de meilleures options de revenu qui éliminent ce risque.

Les variations de la longévité se prêtent naturellement à la mise en commun des risques, comme le font déjà le programme de Sécurité de la vieillesse, le Régime de rentes du Québec, le Régime de pensions du Canada, et les régimes de retraite « à prestations déterminées » en milieu de travail. Mais comme le nombre de Canadiens bénéficiant de tels régimes de retraite au travail diminue, accroître l’accès à la mise en commun des risques au moyen de l’« assurance longévité » peut faire en sorte que l’épargne dans les régimes à cotisations déterminées, les régimes enregistrés d’épargne-retraite et les comptes d’épargne libre d’impôt dure toute la vie.

De concert avec l’Association canadienne des administrateurs de régimes de retraite, la Canadian Association of Retired Persons, l’Institut canadien des actuaires, Common Wealth, l’Institut national sur le vieillissement, l’Association canadienne des gestionnaires de caisses de retraite du Canada, et Keith Ambachtsheer, directeur émérite de l’International Centre for Pension Management, l’ACCAP a écrit à Bill Morneau, ministre fédéral des Finances, et à Filomena Tassi, ministre des Aînés, pour leur proposer trois modifications législatives simples qui mettraient des mécanismes de mise en commun du risque de longévité à la disposition de tous les aînés canadiens :

  • autoriser des ententes mettant en commun les variations de rendement du capital investi et de l’espérance de vie des adhérents, pour fournir des revenus plus certains la vie durant;
  • permettre aux consommateurs de mettre de côté une petite partie de leur épargne-retraite, au moment de la retraite ou avant, pour obtenir un revenu viager garanti à partir d’un âge plus avancé, 85 ans par exemple;
  • laisser les aînés utiliser les comptes d’épargne libre d’impôt pour se procurer un revenu viager garanti à la retraite.